La saison des premiers travaux dans les champs.
En agriculture biologique, entretenir la vie du sol est une de nos préoccupations.
Dans la deuxième quinzaine de février, la météo nous a permis d’effectuer les premiers travaux dans les parcelles extérieures...et ceci avec douceur, sans brutaliser le sol encore en sommeil.
Avec cette météo aux températures douces et à la pluviométrie inexistante, nous avons démarré le premier travail du sol en grattant la terre à une profondeur de 10 cm, juste pour arracher l’herbe qui ne demande qu’à pousser mais surtout pour faire pénétrer les rayons du soleil et sa chaleur dans cette première épaisseur de terre.
Ce travail se fait avec un outil d’une largeur de 3 mètres, muni de 21 dents souples, tiré par un tracteur. L’outil est appelé un vibroculteur.
Ainsi réchauffée par le soleil, la vie microbienne émerge plus facilement de sa léthargie hivernale. Ce sont les bactéries, les champignons, les vers de terre qui redonnent vie à la terre. Un deuxième passage de vibroculteur s’est fait dans le sens perpendiculaire au premier. Un prochain passage d’outil se fera.
La terre, à la sortie de l’hiver, est tassée, il convient d’ameublir. L’outil utilisé est un engin à 7 dents rigides qui permet d’aller un peu plus profond afin d’ameublir les 25/30 premiers centimètres. Il s’agit d’un cultivateur ou canadien pour les intimes.
Et viendra par la suite, la conception des planches de travail avec le cultirateau. C’est un outil à double fraise, une sorte de gros motoculteur mais tiré par un tracteur.
Une question :
Quelle est donc la première culture que nous avons semé dans les champs ? Un indice : le semis se fait manuellement et graine par graine. C’était le 2 et 3 mars.
Ce sont les fèves (Vidéo Facebook du 3 mars).