mardi 20 février 2024 - Semaine N°08

L'echo des champs

Feuille de Chou N° 1045 - Semaine 50

La vie à la ferme

Pourquoi sommes-nous autant de jeunes de ma génération à « bifurquer » après nos études ? Je vous propose un bref aperçu de mon parcours.

J’ai fait une école de commerce à Strasbourg, dans le but d’acquérir des compétences en management, également applicables dans le monde associatif et solidaire. Ensuite, j’ai fait un service civique en foyer de vie avec des adultes en situation de handicap, puis je suis partie en volontariat international à Madrid. A mon retour en Alsace, j’ai trouvé du travail en tant qu’assistante de direction pour accompagner des mineurs isolés. Petit à petit, j’ai été mise « au placard administratif ». Je n’avais plus de lien avec les jeunes ni les bénévoles et il n’y avait même plus de communication possible avec mes collègues.

Pendant cette année-là, je commençais déjà à me questionner beaucoup sur les sujets climatiques et à rejoindre des mouvements militants. J’étais rongée par une éco-anxiété omniprésente, mon travail n’avait plus de sens. Le Covid est arrivé et ce fut le début d’une dépression qui m’a faite rentrer en Touraine. 

J’étais en pleine recherche de (reconnais-)sens. Le fait de « juste » gagner un salaire à la fin du mois ne me suffisait pas. J’avais besoin de revenir à l’essentiel, d’apprendre à cultiver des légumes et de mettre les mains dans la terre ! Je me suis donc tournée vers le maraîchage, l’agriculture. J’ai effectué des stages et suivi une formation courte à Fondettes : « découverte des métiers de l’agriculture ». 

Puis ma recherche de travail m’a menée aux Jardins de Contrat où je suis arrivée il y a 7 mois, en mai. J’avais envie et besoin de tester mes capacités, ma motivation, ma résistance au travail physique et extérieur. La canicule, la gadoue, la pluie, le froid... Je voulais savoir pour la suite si je poursuis dans ce domaine (simple potager personnel ou projet professionnel). Voir où est le curseur et quels sont les freins, les difficultés de ce métier ?

Ici, je suis aussi venue chercher une relâche mentale, je réfléchis tout le temps, mon cerveau ne s’arrête jamais de ruminer ou d’anticiper. C’est épuisant ! Le travail manuel/physique et le cadre naturel de la ferme sont un exutoire. J’écoute les consignes, pas de charge mentale, je ne pense pas, je fais, et je suis à l’écoute de mes sens le plus possible. C’est un vrai apprentissage pour moi, mon cerveau me rattrape souvent. 

J’ai besoin aussi de prendre confiance en moi. L’acquisition de nouvelles compétences est un sacré moteur. J’aime apprendre et me voir évoluer. Dans cette optique, j’aimerais bien essayer de conduire le tracteur. Il y a un aspect un peu stressant, les sollicitations sont nombreuses pour les chauffeurs, mais ce serait un bon défi pour moi. 

La sophrologie m’aide beaucoup dans ce processus de gestion des émotions et de prise de confiance. J’ai pu retrouver un sommeil de qualité, j’apprends à respirer, à vivre le moment présent et à lâcher prise pour être bien dans mon travail. 

J’ai 29 ans, je ne suis encore qu’au début de ma recherche d’équilibre vers un mode de vie plus alternatif. Je reviendrai vous parler de mon cheminement dans quelques mois…

Odile.

La Recette de la semaine :

Crackers apéritifs à la tartinade de poireaux et roquefort

 

 

 

 

 

 

 

Publié le 11/12/2023 Feuille de Chou

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