Vente de légumes biologiques à la ferme tous les vendredis de 8h30 à 14h30 !

Feuille de chou N° 1143 - Semaine 48

Aux Jardins de Contrat, on est que de passage…

On y pose ses valises, plus ou moins longtemps, ça dépend des personnes ! Le temps passant bien vite ici, j’arrive déjà au bout de mes deux semaines d’immersion. Educatrice spécialisée pendant 23 ans et amatrice d’agriculture depuis longtemps, je suis venue découvrir le fonctionnement du chantier d’insertion et les métiers d’encadrant technique en maraichage et d’encadrant social. Je suis plutôt enchantée de ces découvertes aux multiples facettes.

Ici, le respect des légumes compte autant que celui des relations humaines, de haute qualité !

Ici, on sait accueillir ! Anthony me donne une tenue de pluie et des chaussures de sécurité et me voilà parée pour une immersion mémorable ! En même temps que moi, 2 nouveaux arrivent, je me sens moins seule débutante ! D’abord je pars avec Julien et son équipe du jour pour récolter la mâche en serre, découvrir les systèmes d’arrosage automatique (goutte à goutte et aspersion ciblée). Puis avec Charlotte pour les récoltes en plein champs de pomme de terre, de poireaux pour les commandes et paniers en cours. Aussi un peu de manutention avec Lola : les patates douces quittent la chambre chaude pour être stockées en chambre froide pour augmenter/activer leur teneur en sucre… Encore avec Dominique en préparation des paniers : pesées et ensachage des légumes fraichement récoltés… Chacun partageant généreusement ses savoirs et savoir-faire avec moi.

Au fil des jours mes sens sont de plus en plus en éveil et se régalent : l’odeur des carottes ou de la terre encore fraiche et mouillée de la nuit. La vue du ciel rouge matinal, qui s’illumine et éclaire les lignes de poireaux verts de gris... Le goût de la soupe d’Hassana à la pause de 10h qui réchauffe les corps et les cœurs (secret : un peu d’huile d’olive !) croquer quelques roquettes réveille le palais ! Le toucher est aussi très sollicité : l’effeuillage des lianes de patate douces, la récolte minutieuse des jeunes pousses pour le mesclun, des douces mâches mais aussi les froids poireaux tirés de la terre.

C’est aussi des sensations physiques, le corps est éprouvé les premiers jours : des kilomètres de marche pour se déplacer d’une serre aux champs, des postures et des gestes ergonomiques à ne pas prendre à la légère si on veut conserver notre dos et préserver nos articulations !

C’est surtout l’esprit universel du maraichage qui prend tout son sens et fait commun ici: faire ensemble pour produire des bons légumes et nourrir sainement des personnes. Quand le monde marche sur la tête, que les inepties des hommes

déferlent partout sur notre petite planète, ici le travail a du sens, il redonne goût à la vie, à l’envie : on se sait utile ! Des métiers essentiels, pas suffisamment reconnus…

C’est un havre, une parenthèse où l’alchimie opère : les choix culturaux, les aléas des saisons et l’engagement des femmes et des hommes créent des merveilles !

Merci à chacun pour votre accueil, votre confiance et vos partages.

Je me sens plus riche aujourd’hui qu’hier !